Max Genève : Le transformiste

Publié le 19 Avril 2024

De Max Genève, j’avais aimé Les virtuoses, les amours tumultueuses d'un cinéaste et d'une violoniste à travers les États-Unis d'Amérique. Il nous revient ici avec un roman d'apparence moins ambitieux. Mais justement, tout est une question d'apparence.

Jean Ionassaint a deux passions dans la vie : les femmes, ce qui vous l'avouerez n'est pas très original ; et, ce qui l'est nettement plus et justifie le titre de ce roman, les déguisements. Son armoire est bourrée d'habits et d'uniformes, et vous pourriez le croiser un jour habillé en évêque – ou en humble moine, il n'a pas la folie des grandeurs –, un jour en dandy des années 30 ou en coureur cycliste...

C'est en général cinq étoiles qu'il se fait repérer par les services secrets français et se voit confier une mission aussi secrète que clandestine à Riyad – et simultanément c'est en chanteur des rues à limonaire qu'il se fait embaucher sur le tournage d'un film – où il crève l'écran et voit s'ouvrir devant lui les portes des studios...

Nous sommes dans une comédie qui pourrait s'arrêter là si notre nouveau Frégoli, notre transformiste, ne rencontrait un écrivain prénommé Max et dont le nom évoque une ville suisse, qui se met en tête d'écrire le scénario de sa vie... Tout est une question d'apparence, disais-je, et celui qui est capable d'endosser tous les rôles est-ce le personnage, l'acteur, l'auteur – ou vous, lecteurs, qui vous laissez embarquer dans les plus invraisemblables histoires ?

Une nouvelle publication de Serge Safran, l'éditeur qui n'en finit pas de jouer avec les codes de la littérature.

GENÈVE, Max : Le transformiste (Serge Safran, 2017)

Publié dans #Microlectures

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