Eric CHEVILLARD : L'autofictif prend un coach

Publié le 20 Janvier 2024

https://www.arbre-vengeur.fr/wp-content/uploads/2013/11/AUTOFICTIF4-COUVERTURE.jpgÉric Chevillard publie le quatrième tome tiré de son blog, L'autofictif, – titre tout en dérision, puisque rien n'est plus éloigné de l'autofiction que son œuvre.  Même ici où interfèrent le quotidien, les mots d'enfants de ses deux filles, l'ombre d'un oncle moine tué en Algérie et celle de son père mort dans l'année, c'est toujours l'imaginaire qui prend le pas, à travers ce qui pourrait être l'ébauche de nouveaux romans – par exemple l'idée d'une bourrasque qui déplacerait à la terrasse d'un café les conversations d'un groupe de consommateurs à l'autre –, et c'est aussi le questionnement sur l'acte de créer qui est le fil rouge du livre.

On passe du haïku à l'aphorisme, de la réflexion au coup de griffe. Pour la bonne bouche : « De Virginie Despentes, je n'ai lu que la première phrase de son roman Les chiennes savantes, qui m'a tout de suite donné envie d'aller moins loin ». Très laconique : « Post coitum animal papa ». Et, terriblement lucide : « Le chien est le meilleur ami de l'homme. Il tient quinze ans ».

CHEVILLARD, Éric : L'autofictif prend un coach (L'Arbre Vengeur, 2012)

Publié dans #Microlectures

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